L’île de la Madeleine, la nature préservée à 4 km de Soumbédioune

Parc national protégé depuis 1976, l’île de la Madeleine et ses curieux reliefs intriguent. Focus sur l’île volcanique à l’histoire atypique.


L’île de la Madeleine est aussi communément nommée l’îlot Sarpant, du nom du militaire français qui y aurait été abandonné. Avec le temps, quelques déformations lui ont aussi donné le nom de “l’île aux serpents”. Pourtant, à part quelques rares couleuvres, les reptiles sont absents de l’île volcanique. Celle-ci est vierge de toute infrastructure, sauf des fondations du cabanon que le général aurait tenté de se construire pour survivre.

Le cabanon inachevé, à l’image de tout ce qui a trait à l’île, inspire de nombreux mythes et théories. Les Lébous, pour qui l’île est un lieu de culte, considèrent que c’est les petits nains qui habitent l’île qui empêchaient chaque nuit le général de finir son cabanon. D’autres imputèrent cela à la qualité volcanique de la terre, ou bien des vents forts.

La crique où accostent les pirogues

Pour se rendre sur l’île, il n’y a qu’un seul moyen : les bateaux affrétés par le parc naturel. Il y en a à peu près toutes les heures, parfois plus, de 9h à 17h, tous les jours de la semaine. L’embarcadère se trouve à l’ouest de la plage de Soumbédioune. Les prix ont récemment augmenté. La traversée et l’entrée de l’île coûtent 5000 FCFA par personne et la location d’un guide est obligatoire (5000 FCFA par groupe). Cependant, une fois après avoir accosté vous pouvez demander à visiter l’île par vous-même. Si vous êtes un peu aventureux et grimpeur, c’est peut-être préférable, car les guides font faire un tour rapide de l’île.

Les reliefs étonnants de l'île

Sur l’île, c’est le bal des oiseaux. La colonie la plus importante d’entre eux est celle des cormorans. Les quelques baobabs de l’île en sont couverts. Par leurs déjections, les cormorans ont teint ceux-ci en blanc. C’est comme cela qu’ils tuent doucement les arbres, et c’est aussi pour cette raison qu’ils ne se dispersent pas sur tous les baobabs lorsqu’ils en ont plus à disposition, afin de les préserver. De nombreux oiseaux se cachent sur l’île, parfois là où on ne les attend pas. Sous un caillou, dans les herbes hautes, il faut ouvrir l’oeil ! En fonction de la saison on peut apercevoir sur l’île des Phaétons à bec rouge, des Pailles-en-queue…

Les cormorans dans leurs nids

Le tour de l’île est rapidement fait, mais offre des paysages relativement variés pour une si petite surface. Etranges falaises volcaniques, chemins escarpés, arbustes ainsi que deux bassins intérieurs. Les îles Lougnes, (ou îles Lar) sont les petites ramifications de l’île de la Madeleine. Elles sont inaccessibles mais on peut aussi très bien les voir en faisant le tour de l’île.

Les ramifications de l'île de la Madeleine

Pour la baignade, c’est dans la crique, celle-là où les bateaux accostent les touristes. L’eau est transparente et calme, et le cadre est assez idyllique. Cependant, la plage comme la crique est toute petite, et même si les touristes ne sont pas nombreux, on peut vite s’y sentir à l’étroit. Il faut aussi faire attention aux oursins, et à l’insolation. Il n’y a pas d’ombre du tout sur l’île. Le matin le soleil est un peu moins agressif et il y a moins de touristes. De plus, les oiseaux sont plus actifs.

Officiellement, on ne peut rester que quatre heures sur l’île, pour en préserver la quiétude, cependant les gardes ne vous chasseront pas si vous dépassez un peu du temps qui vous est imparti. En somme, c’est une petite île parfaite pour se déconnecter un peu (d’ailleurs, il n’y a pas de réseau !) de la fébrilité de Dakar.

Laure Solé | lepetitjournal.com

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