MBOUR - Des maux néfastes à travers les âges

Doudou Kopa Ndiaye, le patron de l’Agence réceptive de voyage solidaire et de Soleil et Sourire du Sénégal, un professionnel du tourisme et de la restauration, a passé au peigne fin le secteur dans la Petite côte. A l’en croire, le tourisme est porté depuis le début des années 1970 par une délégation générale, un secrétariat d’Etat, avant de connaître de nombreuses situations dans sa gestion et ses orientations.


Dans cette dynamique, selon notre interlocuteur, l’hospitalité dite la Téranga sénégalaise a joué un rôle essentiel dans l’attrait de la clientèle.

En effet pour lui, le Sénégalais savait héberger les visiteurs et la valeur du touriste était connue de tous. Le touriste laissait derrière lui beaucoup de choses. Pour Doudou Ndiaye, de l’aéroport au réceptif, le touriste était géré comme un roi .Pour lui, aujourd’hui tout est à l’eau. Ce ne sont pas seulement l’avancée de la mer, les changements climatiques, la fièvre Ebola ou la pandémie Covid-19 qui ont mis à genou le secteur du tourisme, d’autres maux ont gangrené le secteur. Pendant un moment, les abords et alentours des réceptifs sont devenus des pôles d’attraction des jeunes, des ados pour se faire du blé, du pognon à tout prix. De lourdes pertes sur le plan social avec l’abandon des études, des métiers pour le gain facile trouvé derrière un touriste. Les villages de vacances pour Kopa Ndiaye ont eu des effets traumatisants sur les parents des jeunes tentés par mille chimères.

A l’en croire, l’arnaque est venue s’installer tout autour des réceptifs hôteliers, la banalisation des prestations et produits touristiques a pris des propositions démesurées. La conséquence, la clientèle consciente des faits a pris des initiatives du genre à déconseiller la destination. Pour lui, le tourisme est un secteur transversal où tout n’est pas à faire mais on peut aussi voir des effets induits ou retombées sur les populations sans commune mesure. La Petite côte a vu ses premiers touristes disparaître avec des effets sociaux terribles. Des centaines de pères de famille ont fait les frais des conséquences des effets décrits et décriés.

Le Club Aldiana et le Domaine de Nianing ont eu une place au soleil inédite avec l’activité touristique. Selon ses propos, Doudou Ndiaye voit une éducation des populations à l’activité pour une bonne relance du tourisme.

Pour l’expert Boubacar Sabaly, les fautes de gestion et d’aménagement des espaces de la station balnéaire de Saly Portudal ne sont pas à faire. Les comités mis en place à ces fins doivent être respectés pour éviter des dérives sur l’occupation des espaces. N’importe quelle installation n’est plus à autoriser sur tel ou tel espace. Ces deux connaisseurs ont de commun insisté sur la nécessité de donner des contenus de formation essentiels aux acteurs du tourisme pour rompre avec les maux qui freinent le Tourisme à Mbour.

Samba Niébé BA | sudonline.sn

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