CONTRIBUTION | Relance du tourisme | Miser sur le durable et le digital

L’année 2020 sera, sans doute, une année de tristes records touristiques au niveau mondial, particulièrement pour un pays où le tourisme occupe une place prédominante dans l’économie comme le Sénégal. Notre pays a fait de ce secteur clé un des principaux pourvoyeurs de devises.

Pour garder l’intérêt des touristes potentiels, le Sénégal est obligé de développer des alternatives aux offres classiques.

Mais nous devons tout faire pour préserver des avantages dans le secteur balnéaire où la demande est exceptionnellement basse. A cet effet, la restauration de la plage de Saly est à saluer et vient au bon moment. Cependant, il faut convenir que le balnéaire classique retrouvera difficilement son lustre d'antan. La crise de la Covid-19 n'en finit pas de déplacer les intérêts vers les grands espaces naturels, le plein air et les groupes réduits qui présentent plus de sécurité pour la santé que la massification et le cantonnement des touristes dans les grands réceptifs hôteliers. C'est pourquoi encore, il est important de renouveler et de diversifier l’offre touristique pour fidéliser les touristes.

Le Sénégal qui dispose d'énormes potentialités naturelles et culturelles de reconnaissance internationale peut miser sur l'écotourisme. Une nouvelle tendance du tourisme qui offre de très belles opportunités pour les professionnels et les acteurs locaux en ces temps de crise sanitaire.

Déjà il existe des produits attractifs tournés vers dame nature et renforçant la conservation de l’environnement et de la faune. La formation est bonne. Les acteurs écotouristiques maîtrisent bien maintenant le concept et les normes internationales généralement admises inhérentes aux différentes catégories de l'offre (hébergement et restauration, activités, transport). Ils savent élaborer de bons codes de conduite pour les visiteurs. Ils savent ce que les visiteurs écotouristes attendent d'eux. En général la clientèle écotouristique étrangère est très écolo, instruite, aisée, exigeante et s'assure toujours avant tout voyage que l'argent qu'elle dépensera profitera aux communautés d'accueil et à la protection de la nature.

Mais le secteur écotouristique tel qu'il est actuellement au Sénégal ne vend pas et ne peut se développer. Le principale problème réside dans la promotion.

L'essentiel du marché écotouristique est sur le Web. Il ne s'agit pas d'avoir un site Web ou d'être présent sur les réseaux sociaux pour prétendre vendre. Le marketing digital est plus complexe et exige beaucoup de moyens financiers qui sont hors de portée de la majorité des professionnels et acteurs écotouristiques.

Il appartient maintenant à l'Etat de mettre en place des stratégies visant à positionner le Sénégal en tant que destination d’écotourisme de haute qualité et à faible empreinte.
Le Rwanda, un exemple, mise également sur le durable et le digital pour relancer son tourisme. Le gouvernement a déjà injecté 50 millions de dollars (environ 30 milliards de FCFA) rien que dans digital en vue d’accélérer la relance touristique post-coronavirus.
Pendant ce temps où en est le Sénégal ?

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