Le marais du technopole ou le Djoudj au cœur de Dakar

Un joyau écologique, un espace unique à Dakar où vous respirez de l’air pur et pourrez découvrir une fantastique biodiversité végétale et aviaire.


La Grande Niaye de Pikine est la plus vaste dépression aquatique de la péninsule du cap Vert. Au cœur de la conurbation dakaroise, l'ultime représentante urbaine des Niayes de la Grande Côte, ces "dépressions inter dunaires fermées à nappe phréatique affleurante ou sub-affleurante". 194,5 hectares de mares, marais et prairies coincés entre l'autoroute à péage et la Patte d'Oie au sud, les communes de Pikine à l'est, de Cambérène à l'ouest, de Guediawaye au nord. Les qualificatifs pour décrire ce site intra-urbain sont enthousiastes, comme souvent au Sénégal : "le Djoudj au cœur de Dakar !"; "l'éponge", "le poumon vert de la capitale". Il est vrai qu'au dernier décompte Senegal Wildlife, 209 espèces d'oiseaux ont été recensées sur le site, dont quelques extras pour un milieu anthropisé aussi chaotique que celui de Dakar.

Dans cet endroit paradisiaque, les oiseaux ne sont pas les seules espèces à profiter des excellentes conditions naturelles. Certains plans d'eau sont colonisés par des espèces de poisson, la carpe en particuliers, qui constituent une source d’aliments non négligeable pour certains oiseaux comme les pélicans. On y dénombre également des petits mammifères ainsi que des reptiles dont des tortues et des pythons.

L’eau affleure toute l’année, occasionnant le développement d’une végétation luxuriante, caractérisée par des essences propres à la partie sub-guinéenne (Basse-Casamance) avec le palmier à huile (Elaeis guineenis), le cocotier (Coconuis nicifera), des espèces graminèennes du genre mbarax (Fragmites vulgaris), un tapis herbacé de nénuphars (Phyloxerux vernicularis nguphea lotus).

Le maraîchage et la pêche tiennent une place centrale parmi les activités économique excercées dans la Grande Niaye de Pikine.

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