Regard sur le potentiel de l'offre touristique du Sénégal

Le tourisme a représenté 6,7 % du PIB en 2017 (source officielle ANSD).

Outre la crise de la Covid 19, le Sénégal a tout ce qu'il faut pour affirmer sa position de leader du tourisme de la zone Ouest Africaine.

Dès les années 80 et dix ans après, le tourisme a transformé la vie économique et sociale des populations des zones touristiques.

Saly Portudal première station balnéaire de l'Afrique de l'Ouest avec des hôtels club et loisirs, a montré avec le temps combien l'économie touristique est complexe et nécessite une transformation structurelle et une gouvernance transversale pour que le secteur se professionnalise, se perfectionne et s'organise davantage pour garder son leadership. Aujourd’hui, quarante ans après des destinations rivales comme la Côte d'Ivoire, la Gambie, le Cap Vert, le Ghana, le Togo et j'en passe font un travail remarquable en faisant leur Benchmark au Sénégal. Ces pays ont compris comment satisfaire les touristes en quête d’un séjour à travers des expériences uniques.

Il n'est pas question de comparaison d'offres touristiques ni de concurrence malsaine, mais il s'agit de mesurer le chemin parcouru et de prendre note de toutes les erreurs et insuffisances y compris certains obstacles et de les transformer en forces pour rivaliser avec les vrais changements qui s'opèrent dans le monde du tourisme.
Il s'agit en outre :
· De proposer des offres et des services en adéquation avec les besoins clients et de s'adapter à la nouvelle gouvernance territoriale, marketing, promotionnelle, politique, économique et sociale, en vue de réécrire notre tourisme pour qu'il s'adapte à la fois à la demande locale, sous-régionale et internationale ;
· Des prix souples avec des formules à la carte en adéquation avec les budgets des visiteurs ;
· Une politique de baisse de l'ensemble des taxes qui rendent la destination inaccessible aux populations et aux étrangers ;
· Mettre en place un système de gestion et de surveillance des plages nouvellement reconstituées avec leurs espaces à entretenir ;
· Mettre en place un observatoire des politiques touristiques dédié par zone touristique avec l’ensemble des acteurs pour leur permettre d'avoir des informations fiables sur les différentes activités ;
· Développer un système de communication et de formation adapté à chaque segment de métiers et des cibles de marchés émetteurs ;
· Accroître l’accessibilité dans les régions comme la Casamance, Tambacounda, Dagana, Kédougou ;
. Démultiplier les compagnies aériennes locales pour la desserte avec l'ouverture des aéroports et aérodromes nationaux, qui est la seule voie pour démocratiser le déplacement aérien vers les régions éloignées.

Les efforts du gouvernement et de certains acteurs sont louables mais insuffisants pour rattraper notre retard derrière ces pays dont nous avions été toujours leur maitre au point où ils venaient tous apprendre de nos expériences et de nos avancées sur le plan stratégique, opérationnel et organisationnel.

Mouhamed Faouzou Dème
Expert en Tourisme

 

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